L’humain est capable d’empathie envers un robot !

Avant de commencer cet article, faisons un petit test voulez-vous ? Quand sur Internet vous voyez une vidéo d’un Homme se faisant maltraiter, que ressentez-vous ? Pas grand-chose n’est-ce pas ? Vous êtes plutôt indifférents ? Maintenant, que ressentez-vous lorsque vous voyez un petit chat se faire maltraiter ? Une immense haine envers l’agresseur !? Je suis exactement pareil sans aucun doute. Eh bien sachez que si vous êtes comme ça, il se peut que vous ayez une conscience d’espèce négative. Sachez que nous sommes pareils (peut-être un peu moins) avec les robots. On ne peut s’empêcher de souffrir pour un robot se faisant maltraiter.

Contextualisons

Depuis quelque temps, nous sommes entrées dans l’ère des robots. Il suffit de regarder au niveau du cinéma. Les robots alimentent nos fantasmes mais également tout ce qui nous effraie, Terminator en est le parfait exemple. Le jour où les robots deviendront plus intelligents/performants que nous. Aujourd’hui, les robots sont présents dans notre quotidien. Pour ceux qui lisent cet article dans leur cuisine (bah oui pourquoi pas ?) regardez autour vous. Robot mixeur, hachoir ou extracteur de jus (je vous l’accorde on est loin d’un Wall-E mais bon) sont devenus des objets banals. Pour ceux qui lisent dans leur salon, peut-être avez-vous un robot aspirateur qui se balade.

Bref, la robotique est devenue banale aujourd’hui. C’est donc pour cela que des chercheurs de l’université de Duisbourg-Essen ils se sont donc intéressés à cette problématique : « Quelle perception avons-nous des robots ? » Ils veulent démontrer que les robots ne nous laissent pas aussi indifférents qu’une simple télécommande ou qu’un grille-pain. Cette étude a été publiée dans une revue, l’International Journal of Social Robotics.

Un humain étouffe un robot
Un humain étouffe un robot

Un robot maltraité

Première partie

L’expérience s’est réalisée en deux temps. Tout d’abord, les chercheurs ont montré des vidéos à des volontaires, dans ces vidéos, un robot sous forme de dinosaure dans de bonnes situations ou se faisant maltraiter (rip Yoshi). Pendant ce temps, les volontaires étaient « connectés » à une machine qui enregistrait la conductance électrique de leur peau. Dans des situations qui nous rendent anxieux, notre corps sécrète de la sueur, ce qui altère nos propriétés électriques. En plus les candidats sont interrogés immédiatement après chaque vidéo.

Résultats

Le résultat de cette première étape est donc… Logique ? Les scènes de violence ont été très mal vécues par les volontaires rapportent des émotions relativement négatives lors des phases de torture et de maltraitance du robot. Ces résultats sont confirmés par la machine qui enregistre une augmentation de la conductance électrique (Ils ont sué plus qu’à la normale).

Deuxième partie

La deuxième partie de l’expérience se focalise sur le cerveau des volontaires observateurs. En effet, via l’IRM, les chercheurs sont attentifs à l’activation des neurones du système limbique, la partie qui gère les émotions. Dans cette expérience, il y avait cette fois 3 intervenants : un homme, une femme et un robot. L’homme interagissait positivement ou négativement envers le robot ou la femme. C’est à ce moment que notre pauvre robot subira les atrocités… Le robot s’est retrouvé tout d’abord pendu au bout d’une corde, puis comme si ce n’était pas suffisant, étouffé par un sac plastique. Ah oui, précisons également que la femme a subi le même sort.

Résultats

Lors de cette expérience, les observateurs activent les mêmes neurones peu importe l’intervenant (robot ou humain) quand la scène est douce et mignonne. En revanche, lorsque la scène est douloureuses et violentes, les humains sont bien sensibles au sort ce pauvre robot. Tout de même, il semble que nous soyons tout de même plus atteints lorsqu’un humain est la victime. C’est l’unique cas dans lequel notre action neuronale envers les machines est différente

Un robot humanoïde qui fait face à un humain
Un robot humanoïde qui fait face à un humain

Une conscience d’espèce positive !

Pfiou, finalement nous ne sommes pas les monstres que nous pouvons penser être. Peut-être que psychologiquement nous pensons être moins atteints par ce que subit un humain qu’un individu d’une autre espèce, (si nous considérons les robots comme une espèce à part entière) mais notre cerveau nous rattrape, il est plus atteint par les problèmes de son espèce. Vous n’avez donc pas une conscience d’espèce négative !

Maintenant, reste à savoir comment nous vivrons de telles expériences quand les robots auront des formes humanoïdes ? Comment notre cerveau réagira-t-il envers quelque chose (ou « quelqu’un » peut être plus tard) qui parlera, qui pensera et réagira tout comme nous !

Clément Fouillade

Étudiant en Info-Com passionné par les sciences et le futur. Je parle et surtout je donne mon avis

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